Et travailler sur une blockchain amnésique à la façon Firo?
Je pense qu’il faut distinguer deux sujets : la confidentialité des paiements et l’architecture des applications.
À terme, il est tout à fait envisageable d’améliorer la confidentialité directement au niveau de la blockchain. Par exemple, on pourrait imaginer des mécanismes permettant à un vendeur de ne pas révéler publiquement l’identité de ses clients, tout en conservant les garanties nécessaires sur les transactions. En revanche, cela demande des développements au niveau du protocole blockchain lui-même, mais aussi des applications (Cesium, Gecko, etc.) afin que ces nouvelles fonctionnalités soient réellement utilisables.
En attendant, je ne pense pas qu’une application volontairement simplifiée, sans messagerie ni commentaires de transactions, soit une bonne réponse au problème.
En effet, même sans ces fonctionnalités, la blockchain reste publique : tout le monde peut toujours voir qui paie qui, combien et à quel moment. On ne supprime donc pas le principal problème de confidentialité.
De plus, dans la pratique, la majorité des utilisateurs ne voudra probablement pas abandonner les fonctionnalités offertes par les applications actuelles pour utiliser une application plus limitée, simplement pour obtenir un gain de confidentialité qui reste très partiel.
À mon sens, il vaut mieux viser une solution robuste au niveau du protocole et de son écosystème, plutôt que de dégrader les fonctionnalités des applications sans résoudre le problème de fond.
Merci pour ta réponse claire. Je suis d’accord avec toi : la vraie solution durable se situe au niveau du protocole blockchain. Tant que les transactions sont totalement publiques, le problème de confidentialité pour les commerçants reste entier.
En attendant cette évolution (qui prendra forcément du temps), je continue de penser qu’un wallet simplifié (sans messagerie, sans commentaires, orienté portefeuilles simples) peut quand même être utile et participer à des utilisations locales de la G1 (sans insister au départ sur les concepts d’émancipation de la monnaie libre de S. Laborde). Même s’il ne résout pas le problème, il augmente la difficulté pour un concurrent (surtout à une dimension locale) et peut déjà rassurer certains commerçants ou autres associations.