Certifier les personnes qu’on connaît

Si nous sommes sincères, nous avons tous (à quelques exceptions près) certifier des gens que nous connaissons sans plus. C’est plus une histoire de confiance à priori. Et je trouve cela bien. Si je devais bien connaître les personnes que j’ai certifié, je crois qu’il n’y en aurait dans les 5 à 6 à peine. Soyons au moins honnêtes. Je ne dis pas de certifier des inconnus mais se faire confiance est important, quelqu’un que je n’ai vu qu’une fois, puis que j’ai eu par mail et/ou tel, et qui a déjà des certif de gens que je connais un peu, je fais confiance. Sinon on n’en serait pas à autant de membres, hein … si chacun n’avait certifié que des gens proches.

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Et moi, je ne serais pas entrée dans la toile de confiance :wink:
“connaitre bien” n’a pas de sens pour moi… le seul être humain que je connais “assez bien” c’est moi…

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C’est tout à fait incorrect et de procéder ainsi et de communiquer ainsi, ce n’est pas du tout conforme à la licence Ğ1.

La licence Ğ1 donne une définition tout à fait claire et non-ambiguë de “bien connaître”, ce qui pourra se vérifier lors de tout événement Ğ1 à savoir, je cite la version à jour 2.3 :

Ne certifiez jamais seul, mais accompagné d’au moins un autre membre de la TdC Ğ1 afin d’éviter toute erreur de manipulation. En cas d’erreur, prévenez immédiatement d’autres membres de la TdC Ğ1.

Avant toute certification, assurez vous de vérifier si son compte (qu’il soit en cours de validation ou déjà membre) a déjà reçu une ou plusieurs certifications. Le cas échéant demandez des informations pour entrer en contact avec ces autres certifieurs afin de vérifier ensemble que vous connaissez bien la personne concernée par la création du nouveau compte, ainsi que la clé publique correspondante.

Vérifiez que vos contacts ont bien étudié et compris la licence Ğ1 à jour.

Ainsi par exemple un test de bonne connaissance est le suivant : si un membre C1 de Ğ1 a certifié X, alors un autre membre quelconque Y de Ğ1 peut s’assurer de la bonne connaissance de C1 envers X, en demandant à C1 de décrire X sans donner son nom aux autres certifieurs de X : C2, C3, … Cn

Si C2, C3 … Cn reconnaissent tous X en écoutant cette description (ils sont par exemple capables de donner son nom indépendamment les uns des autres, alors qu’il ne fait pas partie de la description) on peut conclure que X est très bien connu de C1, C1, C2 … Cn.

Si C2, C3… Cn reconnaissent à 50% seulement X alors on peut conclure que X est assez bien connu de C1, C2… Cn, et qu’il faudrait vérifier les 50% qui ne l’ont pas reconnu par une méthode similaire.

Si seulement 1 seul ou zéro parmi C2, … Cn, reconnaît X, alors on peut conclure qu’il y a eu non-application manifeste de la licence Ğ1, soit par C1, soit par C1 et C2.

Une bonne réponse à la non-application manifeste de la licence Ğ1 est de s’abstenir de certifier les personnes qui l’appliquent mal, et de refaire passer un Ğquizz de bonne vérification de la connaissance correcte de la licence Ğ1, avant de renouveler une certification, ou de certifier directement, et ceci afin d’éviter tout effondrement de la TdC Ğ1 par propagation négative de la non-compréhension de la nature d’une monnaie libre.

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S’il s’agit d’une personne que tu peux retrouver facilement toi-même et faire retrouver également aux autres, et que tu peux assez facilement rencontrer à nouveau, ça me semble correct.

Car je pense qu’il ne faut pas sous-estimer la relation qu’on on peut avoir avec cette personne : s’il s’agit de quelqu’un vivant à 10.000km de toi et que tu ne peux la rencontrer que tous les 5 ans, ça n’est pas la peine. Elle pourrait tricher qu’elle s’en ficherait de ton avis et de ton erreur, tu es très loin d’elle et elle ne risque pas grand-chose d’autre, contrairement une personne que tu connais et avec qui il y a un lien relationnel d’établi (même mince), surtout si croisé avec d’autres personnes qui te connaissent également, et renouvelé régulièrement : elle sera moins prompte à tricher quant à son identité et ses intentions, car elle n’a pas que son DU à perdre en trichant mais bien plus.

Par exemple, je pourrais certifier un collègue de boulot : j’ai déjà des informations d’identité, je le fréquente presque tous les jours de la semaine et même si l’on ne partage pas notre vie privée lors des pauses café, j’ai plein de connaissances croisées avec lui. Si un jour un pro me contacte pour avoir un avis sur lui (ce qui est assez fréquent), mieux vaut qu’il ne m’ait pas menti sur sa personne, on le détecte très vite et cela aura des répercussions professionnelles sur lui (perte de confiance) potentiellement très grandes. Le réseau pro est d’ailleurs la voie n°1 pour le recrutement, ce n’est pas pour rien :slight_smile:

Et donc une personne qui vit en Amérique tandis que tu vis en France et que tu ne vas jamais là-bas, certifier cette personne me paraît très risqué pour la toile Ğ1, tandis que certifier une personne qui s’est présentée à une Install Party, avec qui tu as pu échanger et que tu sais recontacter, mais surtout retrouver physiquement, là ça me paraît correct. Car dans ce dernier cas, tu pourras rencontrer son entourage et pourra obtenir plein de croisements d’infos permettant d’identifier plus clairement encore cette personne.

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Oui ok avec toi, mais il y a aussi des gens que je ne croise pas souvent (voire jamais) physiquement mais avec qui j’ai un lien très proche en ligne, et je connais parfois plus même sa vie, que des gens que je croise IRL …

Tu fréquentes ces personnes régulièrement et tu as pu vérifier qu’elles existaient vraiment (au moins par webcam) et que tu as déjà des liens vers d’autres personnes qui la connaissent aussi et avec des informations vérifiables, je suppose que ça revient au même.

Mais il ne faudrait pas dire non plus que connaître une personne juste « en ligne » est suffisant. Ce n’est certainement pas le cas, car se créer une fausse identité sur le web étant quand même assez facile.

Par exemple je n’ai pas certifié Stanislas Jourdan ou Etienne Hayem, pourtant je les ai déjà largement suivi sur le web, et je les ai vu en vidéo (très important ça). Mais la réalité c’est que je ne les ai jamais rencontrés. J’ai certes des connaissances directes qui pourraient me confirmer qu’il s’agit bien de personnes réelles et dont le compte sur la Ğ1 est bien X ou Y, mais à part ça … je serais en difficulté de décrire leur personne.

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oui, tu es donc bien plus vigilant que moi. Perso j’ai certifié des gens que je pense être très fortement intéressés par cette monnaie, que je connais même peu, et me suis assurée que d’autres les connaissaient aussi. Hier j’ai certifié Julie que j’ai croisé au Havre, membre du MFRB. Je peux dire que je ne la connais pas, mais je lui fait confiance à priori et d’autres du MFRB la connaissent. Je me pose la question, où en serait le nombre de membres si tout le monde avait eu cette même vigilance que toi et quelques uns, je pense que ce serait très peu … En disant ceci, ce n’est pas pour faire passer le message, allez-y certifier n’importe qui, hein. C’est juste que je tente de dire la réalité de ce qu’il se passe. La licence est utile et restreint les certifications douteuses, elle est nécessaire.

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Tu l’as donc croisée physiquement, et en plus en tant que membre du MFRB tu as un moyen de la recontacter, sans parler du fait de pouvoir la rencontrer à nouveau en réunion publique ou par contact d’autres membres du MFRB que tu connais plutôt bien il me semble.

Je ne vois pas de problème particulier ici.

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ok alors on est bon :slight_smile: parce que j’ai du mal à voir encore cette histoire de connaître ou pas :wink:

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Mais en fait ce n’est pas très compliqué ! Tu as déjà des cercles de connaissances :

  • les proches, cercle familial
  • les amis, cercle amical
  • les collègues/clients/fournisseurs, cercle professionnel
  • les gens du MFRB, cercle du MFRB
  • les gens Y, cercle Y
  • les gens Z, cercle Z

Déjà tous ces cercles sont des connaissances potentielles desquels tu peux extraire plein d’informations, de croisements, de confirmations, de moyens de contact. Ce sont de ceux-là que font partie les gens que tu peux certifier, tandis qu’une personne qui n’en fait pas partie n’est absolument pas éligible.

Et bien sûr, en participant toi-même aux RML, aux Install Party et autres, tu te crées un nouveau cercle « RML, monnaie libre, Install Party » dans lequel viennent s’inscrire de nouvelles personnes. À peser ensuite la fréquence de rencontres, le temps depuis lequel une personne fait partie de ce cercle que tu voudrais certifier, les infos personnelles qu’elle consent à donner, etc.

Mais il te suffit de puiser dans ceux-là, et ça fait potentiellement bien plus que 100 personnes ! Et étant donné la limite de 100 personnes pour ton stock, il te faut faire des choix. Tu ne pourras pas tous les certifier.

Nous pouvons constater que chacun à sa façon d’appréhender le “bien connaître” de la licence.

Je me permets juste de répondre à ce point en particulier : non, ce n’est pas vrai.

Par exemple quand tu fais entrer quelqu’un chez toi, tu ne fais pas « confiance a priori » à la personne. Notamment si elle entre avec une kalachnikov à la main. Bien évidemment tu fais un contrôle avant d’accorder la confiance.

C’est pareil pour le corps humain, les barrières cellulaires ne laissent pas entrer n’importe quoi. Il y a un contrôle systématique à l’entrée. Puis s’il n’y a pas eu d’erreur, logiquement ça se passe pas trop mal.

Ce qui ne veut pas dire non plus qu’on peut l’interpréter comme on souhaite en disant « c’est ma vision ». Certifier le 1er venu sans aucun contrôle reste contraire à celle-ci.

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Il y a peut-être un flou dans la licence car s’il y a interprétation cela veut dire qu’elle n’est pas assez précise, quantifiable.

PS: en écrivant cette phrase, je ne doute pas que certains vont réagir en indiquant que cela est faux. Je donne mon point de vue, c’est tout.

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J’ai donné plus haut une méthode pour quantifier extrêmement précise. Donc dire après cela qu’il n’y a pas de quantifiabilité de la licence c’est un tout petit peu gonflé.

C’est une méthode qui n’est pas écrite dans la licence. La personne lisant la licence ne va pas forcement sur le forum pour lire la méthode proposée.

Bien évidemment qu’elle n’est pas écrite dans la licence ! Car il existe une infinité de méthodes de quantification compatibles avec la licence, de la même façon que le code de GNU/Linux n’est pas le seul code compatible avec la licence GPL.

Ce qui n’empêche en rien de distinguer très clairement un logiciel privateur d’un logiciel libre à l’aide d’une infinité de méthodes de mesures possibles, tout comme donc il suffit de vérifier la méthode de mesure de la confiance choisie pour s’assurer que la licence Ğ1 a bien été vérifiée ou non.

Donc il ne faut pas s’étonner qu’il y ai des “couacs” sur la partie certification. Il faut les accepter.

Conclusion hors sujet.

:slight_smile:
Je m’attendais à cette réponse.
je te laisse donc supprimer mon dernier post puisqu’il est hors sujet.
Merci.